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"Moi, talentueux ? Mais je ne suis pas Mozart ni Einstein..." Eh oui, la bienséance impose l'humilité. Si cette intention est saine – rien de plus désagréable que quelqu'un qui "ramène sa fraise" – nous avons rarement appris à reconnaître objectivement nos capacités. Or ce sont autant de ressources, et en être conscient donne confiance en soi. C'est se sentir plus outillé, plus valable vis-à-vis des autres, plus agile pour mener sa vie.

Alors ! Et si vous métiez l'humilité de côté un moment, pour aller explorer votre mine d'or personnelle ? Sans aller dans la prétention, mais plutôt en cherchant l'objectivité, comme un détective ou un scientifique. Que savez-vous faire mieux que la moyenne des gens ?

Sachez que les talents sont souvent inconscients, voire perçus comme des défauts. Mais si vous avez les défauts de vos qualités, vous avez forcément, aussi, les qualités de vos défauts ! Si vous êtes émotif, c'est que vous êtes dans le ressenti et l'authenticité. Perfectionniste ? Vous réalisez un travail précis et de qualité. Malvoyant ? Vous avez sûrement une ouïe et un toucher exceptionnels.

Ayez conscience que mettre à jour vos pépites de savoir-faire est riche pour vous, mais aussi pour les autres. Par exemple, savoir tenir un budget là où personne n'est à l'aise avec les chiffres, est un trésor pour votre entourage... Ne pas assumer et mettre en avant cette capacité vous prive de votre épanouissement personnel, mais elle prive aussi les autres de votre précieux apport. Je ne peux que vous inviter, ainsi, à reconnaître et utiliser vos talents : ce n'est pas égoïste ou nombriliste, c'est en fait utile à la collectivité car votre contribution sera plus importante. Et votre réussite ne peut que donner envie et inspirer votre entourage à en faire autant.

Enfin, et en guise de conclusion : se réjouir de ce qu'on a plutôt que souffrir de ce qu'on n'a pas, considérer les acquis plutôt que les manques : n'est-ce pas la clé du bonheur ?

  • Comment faire ?
  • Cherchez des grandes mais aussi des petites choses : l'idée est de vous aider à reconnaître que, oui, vous savez vraiment bien cuisiner, tricoter ou fixer une étagère.
  • Cherchez ce qui est constant dans le temps. Enfant, vous étiez bon en quoi ? Qu'appreniez-vous le plus vite ? Le vélo, les sciences ou l'art des compromis ?
  • Remplacez au besoin "talent" par : capacité, compétence, savoir-faire, aptitude, qualité, point fort... selon ce qui vous met à l'aise.
  • Cherchez aussi les atouts qui se cachent derrière vos défauts.
  • Pour objectiver, il vous sera utile – et instructif ! – de demander à des proches qui vous apprécient, les qualités qu'ils vous reconnaissent. Vous serez agréablement surpris et ce peut être l'occasion d'un bel échange avec les personnes de votre entourage qui sont importantes pour vous. Profitez-en pour leur dire ce que vous appréciez chez elles...
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  • UGEUX
    UGEUX a écrit #
    C'est un beau thème, trouver ces pépites d'or. En entreprise, ce sont les coach qui aident à ce découvrir. Moi a certaines période
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Lectures : 1649 Commentaires
 
À quoi sert l’école ?
 
La fameuse question…
 
Aujourd’hui, nous sommes à peu près tous d’accord pour dire que l’école devrait être au service de l’enfant. Bon, elle est encore au service de la société, et c’est là que se résume tout son retard, mais je diverge déjà.
 
Si elle est au service de l’enfant, on pourrait leur demander :
 
Quelle serait votre école idéale ?
 
Problème : les enfants ne sont pas en mesure d’y répondre. Ils sont capables de dire ce qui leur plait (ou pas), de comparer telle ou telle école, mais ils n’ont pas le recul pour imaginer l’école qui les épanouiraient le plus.
 
Pourquoi ? Ils vivent le moment présent, souvent le futur ne les intéresse pas ou leur est hors de portée.
Par conséquent, les mômes peuvent nous renseigner mieux que quiconque sur la qualité d’un environnement aux instants où ils le vivent.
 
Il est à nous de définir ce qui développerait leur conscience du passé et du futur, car notre expérience à tout de même du bon ; nous connaissons mieux qu’eux le monde qui les attend.
Toute notre sagesse d’adulte repose sur ces consciences de mémorisation et d’anticipation, c’est elles que nous voulons transmettre aux enfants.
C’est bien elles qui nous exaspère chez eux lorsqu’ils ne retiennent pas, pour la seizième fois, qu’on dit « s’il te plait » et « merci »quand on est polis !
 
Quelle est la meilleure méthode pour transmettre cette maturation ?
 
Là où nous avons tort d’user de notre « supériorité » d’adulte, c’est quand notre « savoir » bienveillant agit au détriment de leur Amour naturel.
Pour prendre un exemple simple et criant : je pense qu’apprendre à un enfant à dire « s’il te plait » ou « merci » n’est pas lui rendre service.
Les gosses sont naturellement reconnaissants de la personne leur ayant apporté du bien, on pourrait dire qu’elle est implicite chez eux. Les forcer à l’expliciter engendre des travers où son omission traduirait une non-reconnaissance.
Pour le « mot magique » – 4 mots, plus exactement -, il perd petit à petit son sens très tôt. Cette formulation a pourtant bien été imaginée dans l’intention « si, par hasard, il te plait de… », sauf qu’il est aujourd’hui perçu davantage comme « sinon il va y avoir conflit ». La première respecte la liberté de chacun, l’actuelle est une forme de chantage…
 
« Et la politesse alors ?! » – ou – Comment faire confiance en l’enfant ?
 
Croyez moi, l’enfant saura communiquer sa reconnaissance et son amour bien davantage lorsqu’il n’est pas mis sous pression. Les attentes créent du stress qui freine l’élan naturel de l’enfant vers l’Amour.
Moralité : nous ne savons pas toujours ce qui est bon pour nos enfants. Mieux vaut les laisser être, sans montrer d’exemple, plutôt que d’en montrer un mauvais.
Ne pas montrer l’exemple… rien de plus difficile pour un adulte face à un enfant ! Celui-ci voit l’adulte comme un modèle suprême, une personne qui a + de pouvoir, + de liberté… « Si je l’imite, si je fais tout comme les adultes, je pourrai avoir leurs privilèges ! »
Les seules choses dont vous pouvez être surs de vous, c’est quand ça va dans le sens de l’Amour, la compassion et l’empathie. Rien de nouveau quoi.
 
Et comment il apprend, mon loveur de l’extrême ? – ou – La confiance c’est pas mon truc
 
Aaaaah ! Encore cette problématique de l’apprentissage ! C’est normal, ça fait beaucoup à déconstruire ; heureusement que vous êtes ouverts, parc’que voici un p’tit coup de massue gratuit :
 
C’est à VOUS d’apprendre, pas à LUI !
Le meilleur maître que vous pouvez trouver pour votre enfant, c’est lui-même.
 
L’enfant vit, son aptitude à ÊTRE est supérieure à la votre ; vous n’avez qu’à observer sa dose d’enthousiasme et de rire en une journée par rapport à la votre…
Là où vous êtes supérieur, c’est en SAVOIR. Vous savez vivre sur du long terme : anticiper les besoins physiologiques (faim, soif, sommeil, élimination) et de sécurité (sans stress, anxiété ou crises).
Pour le reste de la pyramide de Maslow, c’est pas encore ça pour tout le monde. Parfois les enfants nous surpassent pour assouvir leurs besoins d’appartenance, d’estime et d’accomplissement de soi.
 
C’est là que l’adulte, dans sa grandeur et sa toute bienveillance, vient éduquer l’enfant avec ce qu’il juge être le plus approprié pour son futur. Comme nous avons été éduqués dans une école de la conformité, nous nous conformons à ce que nous avons vécu, et ce que continue de vivre le monde autour de nous. Pourquoi faire autrement ?
Pour faire court, parce que notre école utilise des pédagogies qui ne sont pas en adéquation avec notre capacité à apprendre, et qu’elle est bourrée de valeurs dépassées, telles que la soumission à l’autorité, le jugement, la punition, et j’en passe. Même si l’instit de votre école publique est le + patient, le + aimant, le meilleur pédagogue que vous ayez rencontré, il est confronté à la réalité du programme. Et ce programme est une absurdité dans notre société actuelle, il devrait disparaître avant le milieu de ce siècle d’après Ken Robinson.
 
Je reviens à l’ÊTRE : celui qui EST, apprend. C’est tout con, et en même temps formidable. C’est le cadeau de millions d’années d’évolution, et on a oublié que l’école est une invention très (très) récente.
 
Bon… Et la meilleure école, du coup ? (Le "Comment ?" fera peut-être l'objet d'un futur article)
 
La meilleure école, c’est la vie. C’est une idée qui commence à reprendre sens, bien qu’elle bouscule beaucoup nos représentations ancrées.
 
Le jeune neuroscientifique Idriss Aberkane, spécialiste du cerveau et de la neuroergonomie, résume ce qui sera le combat du XXIème siècle :
« Il ne faut pas forcer notre cerveau à ressembler à notre école, il faut forcer notre école à ressembler à notre cerveau. »
 
Deux options s’ouvrent alors pour éviter le formatage scolaire :
Les écoles alternatives (privées hors contrat) et l’instruction en famille (cette partie pourrait aussi être un + long article un jour).
 
FIRST OPTION :
Si je devais conseiller la meilleure alternative existante, l’école du futur, elle a réellement émergée en 2015 en France, et croît exponentiellement depuis (+ 6 écoles en 2016, des dizaines en 2017) : les écoles libres et démocratiques, ou écoles Sudbury.
 
Pour elles, le sens de l’école, sa mission, se résume à :
« Promouvoir une approche permettant aux enfants de faire leurs propres choix concernant leurs apprentissages et tous les autres domaines de la vie. »
 
Autrement dit, c’est les laisser vivre sans leur prémâcher le travail avec nos dents.
Car le travail de nos dents n’est pas objectif et est marqué par nos expériences, notre vécu, qui est loin d’être parfait. Comme dit plus haut, mieux vaut souvent ne pas donner l’exemple pour ne pas influencer dans le mauvais sens.
Si ces écoles démocratiques européennes vous font sens, ou que vous voulez des précisions : www.EUDEC.fr
 
SECOND OPTION :
Elle est tellement impopulaire et inconfortable qu’elle fait peur…
Pourtant elle est un cadeau pour votre enfant si vous refusez les écoles payantes. Vous lui accordez + de temps, + de liberté, + de confiance : il sera maître de son éducation.
L’impopularité de cette option n’est pas une barrière importante, si elle n’engendrait pas une certaine inconfortabilité. En effet, il n’existe pas d’endroits où les enfants peuvent évoluer en liberté et en sécurité (physique et affective). C’était le rôle de l’Éducation Nationale, sauf qu’elle a oublié la liberté et trop souvent la sécurité affective.
Par conséquent, l’IEF fait penser à une carence en sociabilité. En effet, garder son enfant dans un environnement cocon ultra bienveillant n’est pas profitable à son bon développement non plus ; il a cruellement besoin d’interactions sociales.
Commentaires récents pour ces articles - Voir tous les les commentaires
  • RUELEN
    RUELEN a écrit #
    Pour faire évoluer le système, un premier ingrédient indispensable : le multi-âge. Tant que la société n'en prendra pas conscience
  • Juliette Belin
    Juliette Belin a écrit #
    Merci pour votre point de vue. Voici le mien, qui n'engage que ma personne: Je trouve qu'il faut plutôt mettre de l'énergie à fai
  • Robin
    Robin a écrit #
    Nous sommes tous des êtres humains pratiquement égaux, et la Nature montre une chose très simple : les êtres vivants apprennent et
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CR de la CONFERENCE DE JUSTINE VERDIER

sur LA GESTION DU STRESS POUR PETITS ET GRANDS

LE 31 MAI 2016 - Maisons des Pérouses

 NOTE DES AUTEURES du CR : ce CR émane des notes prises pendant la conférence. Difficile d’être exhaustives face à la densité d’informations que nous avons entendues et d'être 100% fidèles du fait de nos biais cognitifs ! Alors n’hésitez pas à le compléter ci-dessous. Il n’en sera que plus complet ! Que de pépites et de petites graines qui vont germer tranquillement !

1- Définition du stress

 Le stress peut être défini comme une mauvaise gestion des émotions. C'est un état de tension physique et physiologique.

On distingue :

- le stress positif : celui qui motive ( celui des sportifs ou des musiciens)

- le stress négatif : celui qui bloque

Le stress crée un environnement auquel on ne peut pas se soustraire. C'est une incapacité à gérer les émotions de ce qui est dit et vécu.

Une des solutions est de mettre en mots ce qui est ressenti, vécu. Cela permet de réduire de moitié le stress ressenti.

Pourquoi l'enfant n'arrive pas à gérer son stress ?

Un peu d'anatomie...

Le cerveau est divisé en 3 parties :

- le cerveau archaïque / primaire = ce sont les comportements instinctifs (ex : danger = fuite)

- le cerveau limbique = cerveau des émotions qui gère la peur, l'angoisse, la joie, la colère...

- le néo-cortex qui est à l'origine de la réflexion, l'empathie, la conscience de soi, la résolution de problèmes, l'imagination.... Cette partie n’atteint sa maturité qu'aux alentours de 21 ans.

Autrement dit, nous avons des attentes concernant le comportement de nos enfants (ex : se calmer lorsqu'ils sont submergés par une émotion, prendre du recul lorsqu'ils sont en colère, ou ont peur etc...) alors qu'ils ne sont pas "cablés pour".

Un comportement adapté est un comportement d'une personne qui sait prendre de la distance avec l'émotion qui arrive ; qui se sert de l'émotion comme une source d'information. Et ça s'apprend, ce n'est pas inné. L'enfant agissant par mimetisme, nous comprenons que nous devons montrer l'exemple... L'éducation (familiale et scolaire) a une part importante dans la maturation de ce néo-cortex. Une attitude empathique entrainera un développement du néocortex, alors que les punitions; les menaces, punitions corporelles diminuent son volume. (sources ici)

Pour aller plus loin sur le fonctionnement du cerveau :

Vidéo « La main et le cerveau » : https://www.youtube.com/watch?v=9aONSCU9v_w

Et une vidéo du Dc Gueguen : https://www.youtube.com/watch?v=FX1a_ICG3Vk&feature=youtu.be

Littérature:

Le cerveau de votre enfant de Daniel Siegel,

Deux ouvrages du Dc Catherine GUEGUEN :

-         - Pour une enfance heureuse : repenser l'éducation à la lumière des dernières découvertes sur le cerveau (un peu technique)

-         - Vivre heureux avec son enfant

 

2- Quels sont les symptômes du stress ?

Ce sont des symptômes physiques et psychologiques: perte d'appétit, obsession, angoisse, crise, "caprice", mauvais sommeil, perte de concentration, mémoire défaillante, cauchemars.

Note: Si le caprice est le fait qu'un enfant fasse une crise dans le but d'obtenir quelque chose, il est entendu qu'avant qu'un enfant puisse mettre une forme dans une autre sans faire d'essais (vers 5 ans), l'enfant ne peut pas faire de caprice.

Le stress amène une rigidité cognitive c'est à dire l'impossibilité de voir une réponse autre, de percevoir le problème ou sa résolution d'un autre point de vue.

Pour éviter des conflits, quelques connaissances physiologiques.

Avant 2 ans : l'enfant n'a pas de repère dans le temps. S'il est important de verbaliser nos actions (demain on ira … dans 5 minutes, on fera....), on ne pas exiger de nos enfants qu'ils sachent ce que cela signifie.

Avant 3 ans l'enfant ne peut inhiber son geste même si la consigne est comprise. En d'autre terme même s'il sait qu'il n'a pas le droit de toucher un objet et qu'il le désire il le touchera.

Entre 2 et 4 ans : l'enfant comprend 1 consigne à la fois. Donc inutile de lui demander à la suite de ranger ses chaussures, d'aller se laver les mains et de se déshabiller.

Donc l'enfant ne cherche pas ses parents.

L'enfant peut être violent, sans en avoir conscience, juste pour expérimenter et savoir comment l'autre va réagir.

3- Comment aider l'enfant à gérer ses émotions ?

1er outil : écoute des émotions

Il s'agit pour l'adulte de mettre en mots l'émotion de l'enfant, ce qui lui donnera le vocabulaire par la suite. Comme dit précédemment, nommer une émotion ne l'amplifie pas mais l'atténue de moitié.

Modérer ses émotions n 'est pas facile même pour un adulte. Donc il est inutile d'en demander trop à l'enfant.

Vers 7 ans, la stabilité émotionnelle s'installe : c'est « l'âge de raison ». D'une part l'enfant arrive à mettre plus facilement en mots ses émotions. D'autre part les décharges émotionnelles sont plus maîtrisées.

Là encore plus un enfant a été en contact avec des adultes bienveillants, a eu l'occasion d 'entendre parler de ses émotions, plus l'enfant sera capable de gérer de façon autonome et rapidement (développement du neo-cortex).

En apprenant nos limites, on les dépasse moins, on les canalise plus facilement.

Une des sources de stress est la menace et la punition. Elles amènent soit l'inhibition et la soumission, soit le désir de vengeance. Punir pour une émotion exacerbée (des pleurs trop bruyants) est aux yeux de l'enfant une source de stress importante. D'où l'importance de remplacer la punition par une sanction plus responsabilisante. Voir Ateliers Faber et Mazlish

2ème outil : prendre conscience de l'importance du corps

En ayant une écoute bienveillante de notre corps, on décrypte des messages qui nous permettent de définir nos limites. Le corps vit dans l'instant présent. Notre vrai intellect c'est notre corps.

Ainsi quand un enfant se plaint de fatigue, pourquoi ne pas lui permettre de ne pas aller en classe, en instaurant, par exemple ,un contrat établi dès le départ : 5 demies journées d'absence par année scolaire.

3ème outil : le recours à la CNV (communication non violente)

En suivant les étapes :

- observation : j'observe mon corps , mes émotions

- sentiment : j'exprime mes sentiments

- besoin 

- demande : je formule une demande

En n'oubliant pas de commencer ses phrases par « je » et non « tu » : le « tu » qui tue. Le « je » contrairement au « tu », ouvre au dialogue. Le « tu » culpabilise et incrimine.

4ème outil : pour pacifier la gestion du temps

Beaucoup de stress est du à la gestion du temps et au rythme imposé par la vie familiale.

L'enfant se fait ballotter. Il faut donc lui rendre une certaine indépendance et le rendre plus maitre de son rythme. Le fait de mettre en place des rituels donne à l'enfant une impression de contrôle de sa vie ou tout du moins un contrôle plus subjectif de sa vie. La routine permet à l'enfant de s'approprier le rythme et permet de respecter le rythme de chacun. Elle est donc indispensable pour les enfants.

A partir de 3 ans : on peut proposer :

- des semainiers

- un tableau des interdits et des autorisations; à fabriquer à l'aide de pictogrammes pour les plus petits

- la poutre du temps (type Montessori)

- des sabliers de durées différentes.

5ème outil : donner aux enfants des outils concrets pour apprendre à se calmer

Souvent on demande aux enfants de se calmer, mais ils n'ont pas la méthodologie de le faire : on ne leur a pas appris à le faire. Il s'agit donc pour l'adulte d'expliquer et d'apprendre à se calmer.

On peut proposer :

- divers jeux inventés par les parents : il faut s'autoriser à retouver l'enfant qui est en nous.

- la bataille d'oreillers

- mise à disposition d'un établi : pour taper sur un marteau, un punching-ball, un coussin de la colère. Tous ces éléments permettent à l'enfant de donner une existence à ses émotions: elles ont leur place dans sa maison et à l'intérieur de lui.

- le jeu de rôle : chacun rejoue une scène qui a posé problème.

- le sac des émotions où sur chaque étiquette, une émotion est illustrée. On peut la chercher pour mettre des mots sur l'émotion du moment. On peut jouer au jeu du mime : j'imite une émotion : devine laquelle.

- le sac à gros mots

- Cartes des émotions: http://bougribouillons.fr/cartes-des-emotions/ ou la roue de émotions www.lautrementdit.net/la-roue-des-emotions

- Langue des signes :  dès 7 mois apprendre le langage des signes pour que le bébé s'exprime avant le langage.

- Inventer une image à son émotion : Quelle forme on pourrait lui inventer  ? Quelles couleurs ? Et si on la changeait ? Si je rajoutait un chapeau ? Si elle changeait de taille ?

- la respiration ventrale . Leur apprendre puis proposer des jeux : si à l'expir tu jettais l'air le plus loin, avec tous tes soucis ....

- les méditations de pleine conscience avec comme référence bibliographique non exhaustive :

Tout est là , juste là de Jeanne Siaud Facchin

Calme et attentif comme une grenouille de Susan Kaiser Greenland

Un cœur tranquille et sage de Susan Kaiser Greenland

https://www.youtube.com/watch?v=CWRAe2b_ZhI

Il faut apprendre à être parent en pleine conscience.

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Etre en paix plutôt que faire la guerre, ça s'apprend !

En cette période troublée, ces propos de Thomas d'Ansembourg sur le nécessaire apprentissage de la paix me paraissent plus pertinents que jamais... Si seulement nos dirigeants pouvaient s'en emparer ! Bonne journée à tous. Mathilde Auzias

Citation partagée par le dans Société
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Mardi 13 octobre, une soixantaine de personnes se sont retrouvées à la MJC pour écouter Mitsiko Miller parler du décodage des comportements difficiles des enfants.

Son énergie débordante a embarqué le public sur la réflexion suivante : "Que veut dire un enfant quand il ment, quand il tape, quand il se roule par terre?". Quel est le message caché derrière ce comportement « dérangeant »?

Mitsiko nous a invités à quitter l'espace superficiel des jugements (Bon/pas bon ; Bien/Pas bien ; gentil/pas gentil …) que nous appliquons au quotidien sur les autres et sur nous-mêmes et dans lequel les notions de punition/récompense trônent pour « descendre » et chercher le sens profond de ces messages afin de trouver une solution pour que parent et enfant aillent mieux.

"Un comportement dérangeant est le langage pour exprimer un besoin non satisfait."

Un besoin non satisfait récurent est le Besoin de Sécurité Affective. Mon père ou ma mère m’aiment ils vraiment ? Suis-je important pour eux ? A ce titre, Mitsiko nous invite à vérifier si nous parlons le même langage d’Amour que nos enfants pour remplir son réservoir émotionnel. Mon enfant est-il sensible aux paroles valorisantes ? Aux moments de qualité ? Aux cadeaux ? Aux services rendus ? Ou au toucher physique ? *

Ne pas oublier que, comme le dit Isabelle Filliozat dans plusieurs de ses conférences, votre enfant se décharge à la maison car il est dans un environnement où il se sent en confiance, où il peut se « lâcher ».

Les neurosciences ont démontré que le cerveau de l’enfant et de l’adolescent n’est pas mature jusqu’à l’âge de 25 ans. Le docteur Daniel Siegel en propose une représentation simplifiée à l’aide de la main :

https://www.youtube.com/watch?v=5zxJ-KG6cZM
https://www.youtube.com/watch?v=9aONSCU9v_w

Le cortex (partie du cerveau qui permet de raisonner, de penser, de décider) et le cortex pré-frontal (siège des fonctions supérieures du cerveau, permet la régulation des émotions, la moralité, la prise de décision, l’organisation, la logique), ne sont pas totalement connectés au tronc cérébral (cerveau moyen) qui est le siège des émotions et des réactions en cas de stress soit l’attaque, l’immobilisation ou la fuite (très utile au temps des mammouths ;-)).

Quand on est en colère, le cortex et le cortex préfrontal se déconnectent totalement du tronc cérébral et nous sommes en prise direct avec ce dernier, donc en prise direct avec nos émotions. Et la magie des neurones miroirs fait que la personne en face le sera elle aussi quelques secondes après. En tant qu’adulte nous avons la faculté de nous « reconnecter » et d’aider l’enfant à « redescendre ».

La connaissance de ces mécanismes peut vous aider à prendre du recul quand vous constatez l’escalade des émotions.

Mitsiko proposait plusieurs pistes pour « reconnecter le cerveau » lors de moments de crise : les pressions profondes, l’utilisation de la CNV (Communication Non Violente), les respirations… il faut trouver ce qui marche pour vous et vos enfants. Pour cela, être bien entourés ça aide ;-).

Puis, lorsque la crise est passée, Mitsiko a insisté sur les « Conseils de coopération » : moments pendant lesquels la famille se réunit pour parler de ce qui va et ce qui dérange au quotidien, afin de trouver une entente « gagnant-gagnant ». Lors de ces conseils, la voix de l’enfant est entendue et a le même poids que celle de l’adulte. Les solutions sont trouvées collégialement. Les décisions peuvent être écrites et postées sur le frigo afin de pouvoir y faire référence quand on oublie…

Enfin et surtout n’oubliez pas que pour pouvoir être bienveillant avec nos enfants, il est nécessaire de commencer par avoir de la bienveillance avec nous-même. Je reprendrais l’image des consignes de sécurité dans un avion : il faut d’abord s’équiper d’un gilet de sauvetage avant de s’occuper des autres…

Article rédigé par : Juliette BELIN, Ambérieu Alternatives

Pour aller plus loin, plusieurs associations vous accompagnent dans l’Ain (liste non exhaustive) et proposent des ateliers Faber et Mazlish (outils de communication adultes/enfants sous forme d’ateliers ludiques), des conférences, des rencontres :

-        Secteur de Bourg en Bresse/Viriat/Jujurieux : JOZ’DIR

http://jozdir.jimdo.com/

-        Secteur d’Ambérieu : Ambérieu Alternatives

www.alternatives.re

-        Secteur de Meximieux/Villieu : Un Pas de Côté

http://www.unpasdecote01.com/

Vous pouvez retrouver Mitsiko Miller sur son site « Projet Famille en Harmonie » :

http://familleharmonie.com/

et la suivre sur sa page Facebook : https://www.facebook.com/projetfamilleenharmonie

Devenons donc des parents chercheurs.

Prenons du recul sur ce que vivent, de façon si intense, les enfants.

Arrêtons d'être dans le « FAIRE », soyons dans l' « ETRE ».

* Pour Aller plus loin :

Les Langages d’amour :

Les 5 langages de l’Amour de Gary Chapman,

Le fonctionnement du cerveau :

Le cerveau de votre enfant de Daniel Siegel,

deux ouvrage du Dc Catherine GUEGUEN :

-         - Pour une enfance heureuse : repenser l'éducation à la lumière des dernières découvertes sur le cerveau (un peu technique)

-         - Vivre heureux avec son enfant

Et une vidéo du Dc Gueguen :

-        https://www.youtube.com/watch?v=FX1a_ICG3Vk&feature=youtu.be

"Tu me dis, j'oublie.
Tu m'enseignes, je me souviens.
Tu m'impliques, j'apprends.."         
Benjamin Franklin

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EDUCATION / CONFERENCE Mitsiko MILLER

Posté par le dans Education - Famille

CONFERENCE avec Mitsiko MILLER :

Décoder le langage des comportements "difficiles" de nos enfants

Mardi 13 Octobre, 20h00 à la MJC d'Ambérieu en Bugey, Place Jules Ferry

Pourquoi mon enfant n’écoute pas? Pourquoi frappe­-t-il ? Pourquoi ment­-il ? Pourquoi détestetelle son frère? Pourquoi s’oppose-t-il?

Découvrez le langage des besoins cacs derrière les comportements «rangeants» des enfants pour les guider efficacement vers  l’épanouissement et la responsabilité.

Mitsiko Miller est coach et mère parfaitement imparfaite de deux maitres zen. Elle cumule 10 ans d’expérience en soutien au développement personnel. Avec le Projet "Famille en Harmonie", elle offre des outils pour vivre l’harmonie et communiquer collaborativement pour le mieux-­être des familles et de tous les collectifs.

Entrée: 8 euros

Pré-Inscriptions:  Juliette BELIN, amberieualternatives@gmail.com 

 

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