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Posté par le dans La Vie de l'Asso
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Stress et souffrance au travail : les facteurs individuels de vulnérabilité pour lesquels une thérapie peut aider

Le stress et la souffrance au travail sont de plus en plus répandus. Il y a à cela des déterminants économiques sur lesquels en tant que thérapeute je n'ai aucune prise. Par contre il y a aussi des facteurs individuels de vulnérabilité et c'est là que je peux vous aider.

J'ai travaillé près de 27 ans en entreprise, d'abord dans une petite structure puis dans une grande entreprise multinationale (principalement en tant que chef de projet informatique et spécialiste en assurance qualité). J'ai observé (chez moi-même et chez mes collègues) que la pression que nous ressentons (à faire toujours plus et mieux) ne vient pas uniquement de l'extérieur (de nos managers, collègues et autres). Elle vient aussi de nos propres représentations, c'est-à-dire de nos valeurs et de nos croyances plus ou moins conscientes. Ce sont nos croyances qui nous rendent plus ou moins vulnérables à la pression exercée par nos managers et autres.

Par exemple :

"Ce produit doit absolument être commercialisé avant telle date, et vous en êtes responsable." C'est la consigne de la direction de l'entreprise, transmise par votre manager (et renforcée éventuellement par une prime d'objectif liée à la date de commercialisation du produit). Face à cette pression, vous avez au moins deux attitudes possibles :

  1. Accepter l'entière responsabilité de l'atteinte de l'objectif et tout faire pour y parvenir, y compris travailler pendant vos temps de repos théoriques (soirs, week-ends, jours de congés....) et répercuter cette pression sur votre équipe si vous êtes vous-même manager. C'est l'attitude qui mène au burnout si l'objectif est inatteignable avec les ressources mises en œuvre (comme cela arrive souvent).
  2. Ou alors considérer que votre responsabilité est de faire ce que vous pouvez dans certaines limites, que vous n'avez pas tous les facteurs de réussite en main, et que votre effort pour atteindre l'objectif fixé par votre manager ne doit pas vous conduire à négliger d'autres valeurs qui sont importantes pour vous : par exemple être présent pour votre famille et préserver de bonnes conditions de travail pour les personnes de l'équipe que vous animez le cas échéant.

Comment choisir ? Vous allez vous trouver confronté à des choix quotidiens. Par exemple, si vous êtes cadre, à quelle heure cesser le travail ? Quelle quantité de travail faire chez soi le soir ou les week-ends ?

Je dis que vous allez vous trouver confronté à des choix, mais je pense que de nombreuses personnes ne sont même pas conscientes de faire ces choix et peuvent dire "je n'ai pas le choix, je suis obligé d'emporter du travail à la maison, sinon je n'y arrive pas". En réalité, vous avez toujours le choix. Si vous pensez ne pas l'avoir c'est que vous avez fait un choix implicite, non conscient. Il est important de faire ses choix de manière consciente, afin de pouvoir faire des choix éclairés, de pouvoir examiner la situation et peser le pour et le contre de chaque option. Par exemple : "Si je refuse de travailler les soirs et les week-ends alors que tous les autres le font, je serai mal vu et je n'aurai pas de promotion." Si vous formulez la question ainsi explicitement, vous pouvez alors

  • d'une part examiner vos suppositions : Est-ce que vraiment je serai "mal vu" ? Par qui ? Est-ce que vraiment ça m'empêchera d'obtenir une promotion ?
  • et d'autre part peser le pour et le contre : Est-ce que je suis prêt à sacrifier mon temps libre et ma vie de famille pour être "mieux vu" ? Est-ce que je veux d'une promotion à ce prix ?

Ça, c'est la situation idéale. En réalité, la plupart des gens ne sont pas capables de faire des choix éclairés parce qu'ils sont prisonniers de normes sociales et familiales qu'ils ont internalisées sans les examiner. Par exemple, "il faut toujours faire de son mieux", "il faut travailler dur pour réussir", "il faut gagner beaucoup d'argent pour sa famille", etc. Une psychothérapie permet de prendre conscience de ces normes : les commentaires et les questions de votre thérapeute vous permettent de remettre en question ce qui vous semble tellement évident que vous ne le voyez même pas.

Par ailleurs, pour pouvoir remettre en cause des normes sociales et familiales et faire ses propres choix, il faut une certaine force d'âme : il faut pouvoir supporter d'être non-conforme et éventuellement remarqué et critiqué de ce fait. Cela nécessite certaines ressources intérieures. Si vous avez peur d'être critiqué, vous ne pouvez pas vous le permettre. Et c'est ce qui arrive si vous manquez de confiance en vous, si vous ne vous estimez pas assez et recherchez l'approbation des autres pour compenser. Si vous êtes dépendant du jugement des autres, vous êtes vulnérable : il est facile de vous faire ressentir de la honte et de la culpabilité, et comme ce sont des sentiments que nous n'aimons pas, ils peuvent être utilisés comme leviers pour vous manipuler (volontairement ou non).

Par exemple, on peut vous amener à croire que c'est de votre faute si tel objectif de l'entreprise n'a pas été atteint. Ou que si vous ne faites pas telle tâche, vos collègues devront s'en charger et que ce sera de votre faute s'ils sont surchargés de travail. Et notamment que si vous prenez un arrêt de travail parce que vous êtes épuisé, vos collègues auront davantage de travail et que ce sera de votre faute. L'organisation de l'entreprise qui conduit à cette surcharge de travail ne sera pas remise en cause, elle. Ni la capacité de vos collègues à se défendre eux-mêmes. Vous serez amenés à vous voir comme le coupable et vos collègues comme des victimes.

Là encore une psychothérapie peut vous aider en vous apportant le soutien nécessaire pour résister aux pressions psychologiques.

On peut aussi vous manipuler en utilisant votre besoin d'être reconnu et de vous sentir fier de vous-même. Cela peut vous pousser à travailler plus dur pour obtenir une promotion et gagner davantage d'argent. Parce qu'implicitement l'argent peut être considéré comme une mesure de la "valeur" d'une personne : si vous n'avez pas d'argent, vous êtes un "vaut rien".

Ce qui vous rend vulnérable à ce genre de manipulations et pressions, c'est que vous vous en remettez aux autres pour vous renvoyer une bonne image de vous-même. Là encore, un travail thérapeutique peut vous aider, en vous aidant à développer de la compassion pour vous-même et à guérir les blessures d'enfance qui vous rendent vulnérable. De plus, en faisant un tel travail thérapeutique, ce n'est pas seulement votre situation au travail que vous améliorez mais votre vie toute entière, toutes vos relations : familiales, amoureuses, amicales, professionnelles...

Certains objectent le coût d'une psychothérapie. C'est vrai que cela coûte cher et que dans la plupart des cas ce n'est pas remboursé par la Sécurité Sociale ni par les mutuelles. Mais avez-vous déjà mis en balance l'argent dépensé en vacances et loisirs pour se divertir d'une vie quotidienne douloureuse ? Personnellement, j'ai choisi d'investir mon argent, mon énergie et mon temps dans ma propre psychothérapie. Je me suis ainsi donné les moyens d'être plus heureuse dans ma vie quotidienne, et notamment dans mon travail. Et je me félicite toujours de ce choix. Mon seul regret est de ne pas avoir commencé ma psychothérapie plus tôt, plus jeune : je me serai épargné bien des souffrances et j'aurais pu être une meilleure maman pour mes enfants.

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Invité jeudi, 14 décembre 2017