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Posté par le dans Informatique & Internet
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Dégooglisons Internet !

Dégooglisons Internet !

Derrière ce titre utopique (?) se cache un projet très concret de l'association Framasoft : proposer l'équivalent de services des géants du Net en version "libre, décentralisé, éthique et solidaire". Rien que ça !

Les grands groupes de l'Internet, que sont Google, Amazon, Facebook,Microsoft et consors sont en effet loin d'être des entreprises philantropiques. Que le service soit gratuit (Google, Facebook, Bing) ou payant (Windows, Apple), nos données personnelles sont largements exploitées et analysées... à des fins publicitaires. Il est très facile, par les recoupements de clics des internautes de savoir si le visiteur est un homme, une femme, son âge, sa catégorie socio-professionnelle, ses amis, son métier, son adresse, etc. Chaque personne parcourant Internet laisse en effet en permanence des petites miettes d'informations personnelles : un simple clic sur tel ou tel site dans un moteur de recherche, ajoute une donnée supplémentaire à mon profil. Au fur et à mesure de l'utilisation de service web, mon profil virtuel s'étoffe, et je deviens ainsi une cible publicitaire très précise et très valorisée.

Et oui, pour se faire de l'argent, comme toute bonne entreprise, ces acteurs de l'Internet nous vendent. Nous sommes la marchandise. Quand une entreprise achète de l'espace publicitaire, elle achète implicitement le droit de diffusion auprès d'un public ciblé et connu. Et ceci n'est possible qu'aux informations que nous leur donnons. 

Ainsi, l'enjeu pour ces entreprises est de multiplier les services afin de créer de nouveaux écosystèmes en multipliant les types de données que nous pouvons leur laisser. Ceci, bien sûr, en stipulant en petites lignes, que les données que nous leur fournissons (photos de vacances, documents) ne nous appartiennent plus vraiment. Nous leur laissons ainsi le droit de s'en servir à leur gré. Analyser des conversation emails, c'est bien. Avoir l'ensemble des photos de la personne c'est mieux. Savez-vous par exemple que Windows 10 récupère une immense partie des données qui vous concernent ? Je reviendrai sûrement sur ce point dans un article ultérieur.

Un pas difficile à franchir

Il ne faut cependant pas (trop) se voiler la face. Les services proposés par ces sociétés ont envahi nos vies. Nous sommes-nous laissé envahir ? Il y a dix ans, le partage de documents en ligne accessible au grand public était nouveau, Google a été l'un des premiers à en proposer un. Les réseaux sociaux existaient avant l'arrivée de Facebook, mais celui-ci l'a simplifié, amélioré et vulgarisé. Faute d'alternatives populaires et de même qualité, nous préférons souvent fermer les yeux sur ce que nous partageons, au bénéfice du service. C'est ce que nous faisons aussi à Ambérieu Alternatives, nous utilisons encore une adresse gmail et les googles documents qui vont avec. Car il faut bien le reconnaître, les outils Google ont eu l'avantage d'être quelque peu avant-gardistes auprès du grand public et il n'existe pour l'instant que peu d'alternatives facilement accessibles.

Nous devenons alors peu à peu dépendants de ces outils et de ces entreprises. Difficile aujourd'hui de vivre en tant qu'internaute sans allumer son ordinateur sous Mac ou Windows, sans choisir Google comme moteur de rechercher et sans utiliser Doodle pour prendre rendez-vous. Le danger de nous mettre à la merci des volontés de ces entreprises nous guette. Si Microsoft désire changer sa version de Windows, des milliers d'entreprises et particuliers s'y plient et achètent allègrement la nouvelle version. Quand Facebook change sa politique de confidientialité, nous n'avons que d'autre choix que dire amen, si l'on souhaite toujours utiliser le service. Nous n'avons aucun contrôle sur les outils que nous utilisons tout en étant la marchandise.

  Alors que faire ?

b2ap3_thumbnail_biglogo.pngC'est là l'ambition du projet porté par Framasoft. Association de loi 1901, Framasoft mène une campagne de libération de l'Internet. Il s'agit en effet de s'approprier, en tant que citoyen les outils dont nous avons besoin. S'approprier signifie que nous restons propriétaires de nos données et que le logiciel que nous utilisons ne sert qu'à les lire ou les utiliser. Cela signifie aussi que ces dits logiciels, ne partagent pas nos données, n'alimentent pas des gigantesques bases de données, n'établissant pas notre profil à des fins publicitaires. Cela signifie aussi que nous avons un droit de regard sur le logiciel. Nous pouvons en effet le télécharger, examiner son code, éventuellement le modifier et en proposer une alternative. Enfin, cela signifie que ces services et logiciels dépendent non pas d'entreprises aux intérêts compromis quant à notre bonheur, mais dépendent d'associations, de fondations ou de groupement d'internautes dont le but est de fournir un service et non de vendre un espace publicitaire.

 Sur Framasoft, les exemples sont légion. Pour s'en faire une idée, il s'agit simplement de se rendre sur la page du projet de Framasoft.  Le bien connu Doodle, pour caler les rendez-vous, peut être remplacé par Framadate, et pour ne rien gâter, en mieux. Facebook, le réseau sociale interplanétaire ( ah, non, pas encore) trouve son équivalent avec Framasphere une sorte de porte d'entrée du réseau social Diaspora*. Les cartes mentales peuvent être réalisée avec Framinfmap, les pétitions avec Framapétition. Etc, etc.

Mais comment tout cela fonctionne ?

Pour Framasoft, "ces services sont libres, gratuits, ouverts à tous, tels des "bien commun numérique". Cependant même si les services sont dématiérialisés et fonctionnent sur Internet, ils restent malgré tout coûteux : frais de développement, maintenance, matériel etc. C'est pourquoi ces services "libres" ne peuvent et ne pourrons exister sans une prise de conscience de chacun d'entre-nous. Framasoft n'est pas une multinationnale vivant de la publicité, mais de dons et d'adhésions des personnes qui tentent d'orienter le monde dans une nouvelle direction. 

Alors, avant d'utiliser un service web, interrogeons-nous : d'où vient ce service ? Pourquoi puis-je l'utiliser gratuitement ? Où se trouve l'intérêt de l'entreprise qui me le propose ? Et tournons-nous, pourquoi pas, vers des solutions libres, coopératives, qui parfois, ne sont certes pas à la hauteur de services commerciaux, mais qui ont le mérite de proposer un autre point de vue sur l'économie du web. La donne change. A condition de nous orienter et de nous investir dans le futur que nous voulons vraiment....

 

Allez, un p'tit dernier pour la route, the last but not least, un moteur de recherche qui ne nous épie pas : https://framabee.org !

 

illustration de Simon "Gee" Giraudot

Le logo Framasoft est une œuvre de JosephK sous licenceCreative Commons By-SA 4.0.

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Mots clés: Informatique Internet
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David s'intéresse à l'éducation, la spiritualité et à la psychologie ésotérique.
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Invité mardi, 22 mai 2018